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#Espoir vs espérance

Chère amie,

On est pris à la gorge par l’épreuve, on déclare Jérémie 29.11 «En effet, moi, je connais les projets que je forme pour vous, déclare l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.», et hop, déclaré, emballé, c’est pesé ! C’est tout juste si on ne prend pas Dieu en otage, le sommant de mettre en œuvre ses magnifiques promesses dans nos espoirs à nous, et de nous ôter de l’épreuve. Facile.

C’est peut-être, involontairement, faire peu de cas de ce qui est donné juste avant et après …

Le prophète dit, «Voici ce que dit l’Eternel, le maître de l’univers, le Dieu d’Israël, à tous les exilés que j’ai emmenés de Jérusalem à Babylone: Construisez des maisons et habitez-les, plantez des jardins et mangez-en les fruits!  Mariez-vous et ayez des fils et des filles, donnez des femmes en mariage à vos fils et des maris à vos filles, pour qu’elles mettent au monde des fils et des filles! » ¹

C’est tout à coup à portée plus longue que notre vie personnelle, et ça donne un éclairage renouvelé sur ce que nous traversons. Ça pousse à la vie, résolument. Pas à mendier un simple retour à la vie d’avant. Foin de nostalgie !!

Jérémie nous rappelle de croître, quel que soit le contexte traversé. Le peuple d’Israël était en exil !!! En exil, en pandémie, en restrictions sanitaires-musico-liturgiques et Dieu sait quoi encore, construisez, plantez, mangez, mariez-vous et ayez des fils et des filles (éventuellement spirituels ? Pourquoi pas !). Bien que nous ne soyons pas “chassés” à proprement parler de nos églises, la terre est promise même quand nous sommes délogés, bousculés, privés des habitudes de notre tradition : dans le champ d’action de Dieu, quelles que soient les circonstances, nous planterons, nous arroserons, et Dieu fera croître.

Ce qui me frappe du désespoir et des espoirs dans cette année pandémique , c’est la confusion entre l’espoir et l’espérance, fondés pour le premier sur les envies et les projets de l’homme et pour la seconde sur la fiabilité, sur le projet et les buts de Dieu.

Si l’espoir ne vient pas de Dieu, c’est un espoir humain légitime, mais humaniste. Malgré l’utilité de certain humanisme, nous devons être vigilants à rester décentrés de nous et à ancrer notre motivation en Christ, chef et consommateur de la foi ². Nos espoirs sont alors régénérés, transformés en l’espérance ferme qui est en Christ, et c’est l’ancre de notre âme ³ pour l’avenir meilleur que Dieu prépare, et non pas pour celui dont nous croyons avoir besoin.

Les soupirs et l’attente passive de retour à la vie d’avant sans virus, la nostalgie frustrée ne sont pas loin des illusions ou de la stérilité des regrets. « C’était le bon temps » n’est pas la bonne réponse à la crise actuelle ! Il nous faut retourner à la source de l’espérance pour aller de l’avant.

Comment rester en espérance malgré la perte de privilèges, le renoncement à quelques libertés et les deuils  ? Quand malgré nos prières, Dieu ne nous débarrasse pas instantanément du dévoreur de vies ? Si la crise ne finit pas comme je le souhaite?

 «Ne diminuez pas!  

Recherchez le bien-être de la ville où je vous ai exilés et 

intercédez auprès de l’Eternel en sa faveur, 

parce que votre propre bien-être est lié au sien.»

C’est un sacré boulot, et un boulot sacré aussi, de rechercher le bien de la ville, d’y travailler, d’intercéder.  

Ça commence par l’obéissance et après, comme on dit au canton de Vaud, “Y a plus qu’à”. Ce travail du règne de Dieu, ça peut être long, un renoncement parfois, une solitude aussi. Mais c’est bon et plein de joies, et c’est juste, alors ça en vaut la peine. Que la joie de l’Eternel soit notre force.

C’est pour ça que j’ai retenu la bénédiction qui suit l’obéissance de continuer à vivre du verset 11: «Alors vous m’appellerez et vous partirez, vous me prierez et je vous exaucerai. Vous me chercherez et vous me trouverez, parce que vous me chercherez de tout votre coeur. Je me laisserai trouver par vous, déclare l’Eternel.»

Je veux résister. A perdre confiance, à avoir peur, à me lamenter.

Je veux m’enraciner en Dieu. M’appuyer sur la fiabilité des promesses de la Parole de Dieu, et y obéir fidèlement pour être rendue solide. 

La persévérance, c’est la foi mise en action.  Ne pas attendre la fin des temps pour être renouvelée, l’espérance est active  !

Mettre ma foi en action en me consacrant à la prière pour fortifier ma foi mise à l’épreuve, pour trouver la force et intercéder pour mon prochain.

Recevoir une vitalité de la foi pour partager dans un témoignage d’espérance :

«Soyez toujours prêts à présenter votre défense devant quiconque vous demande de rendre compte de l’espérance qui est en vous». ⁶

L’espérance, c’est contre toute attente !

De la part de Nel Berner
nel@potenti-elles.ch

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