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#La colère

Hello amie,

Je t’invite aujourd’hui à faire un petit tour dans une émotion qui ne laisse pas indifférent, une émotion dont on ne parle pas souvent, une émotion plutôt gênante, la colère. Tu sais, cette chose qui bouillonne en toi tout d’un coup, qui surgit de nul part, te fait voir rouge. Elle est pourtant une des émotions principales, bien rangée parmi la joie, la peur, la tristesse, et certains ajoutent le dégoût et la surprise. 

Toi, ressens-tu parfois la colère ? A quelle fréquence ? Comment la gères-tu ?

Juste en passant, Dieu aussi ressent la colère (voir Deutéronome 9:8, Exode 15:7 et bien d’autres passages encore). Alors pas besoin d’être gêné quand elle surgit. Il est simplement important d’y prêter attention et d’apprendre à la gérer avec maturité.

Les psychologues nous disent que la colère est une réaction saine face à une injustice et qu’il est important de bien la regarder en face et de l’exprimer ou l’extérioriser.

Il me semble qu’en Occident, pendant longtemps, cette émotion nous posait problème. On n’en parlait pas vraiment. Si on l’ignore, la colère a tendance à sortir de façon détournée par une attitude qu’on appelle le comportement  passif-agressif. Un excellent exemple de cette expression là, est le comportement des automobilistes en fureur, qui, s’ils sont contrariés, expriment une violence extrême, bien à l’abri de leur véhicule. Un autre exemple est une remarque cassante et blessante dans une conversation, qui révèle tout une autre couche de la conversation dont on ne parle pas directement.

Cela fait un certain temps que j’y réfléchis à ma colère, et j’ai vais te livrer des “trucs” que j’ai découverts :

  • L’identifier : J’ai 53 ans et n’apprends que maintenant à identifier la colère en moi. J’ai vécu toutes ces années sans savoir le faire. Quand je ressens la montée de la colère au fond de moi, je suis fière aujourd’hui, de savoir la reconnaître et de lui coller un grand autocollant “COLÈRE”
  • La comprendre : Ensuite, je prends le temps de comprendre pourquoi je la ressens. Je nomme ces choses : des fois c’est une injustice, une douleur, des fois une trahison ou une déception.
  • L’exprimer : C’est le moment d’aller dans la présence de mon Dieu et Lui crier ma colère. J’ai appris à le faire en lisant les Psaumes où la colère est clairement décrite (voir Psaumes 35, 55, 59, 69, 79, 109, 137) et où j’observe que Dieu permet une place devant Lui pour l’exprimer. La preuve : ces psaumes figurent dans la Bible.

 

Concrètement :

Pour extérioriser la colère sans faire peur aux gens dans notre petit pays la Suisse, je vais la crier près des autoroutes.

Je te confie mon coin secret : entre la sortie d’autoroute de Nyon et Coppet, il y a une aire d’autoroute qui s’appelle «  La Pierre Féline ». On y trouve une immense pierre du temps des glaciers, surplombée de deux chênes. Là, là mon amie, tu trouveras l’endroit idéal pour hurler ta colère.

Je te partage une vidéo où je le fais en live ! Spoiler alert…il y aura des cris…âmes sensibles s’abstenir = )

Ce que je découvre quand je la crie dans la présence de mon Dieu, c’est qu’Il n’a pas froid aux yeux: Il entend, Il accueille, Il prend acte. Une fois calmée, j’aime prolonger ce temps avec Lui. Souvent les larmes suivent. Dieu m’offre ce temps, Il ne me brusque pas. Je me sens entendue, comprise, respectée. Je L’entend me dire “Merci Liliane de me confier ce moment, je me sens honorée. Tu as bien fait de venir vers moi avec autant d’émotions puissantes. J’y suis sensible, vraiment. J’ai des pistes d’espérance pour toi, fais-moi confiance, je vois ce que tu vis.” 

En revenant à ces psaumes, où la colère est exprimée de manière très explicite par les psalmistes, on voit une progression dans leur démarche avec cette émotion : on entend le bouillonnement de la colère, puis vient l’expression de l’apaisement et la confiance en Dieu. C’est vraiment ce que j’expérimente : une fois la colère extériorisée devant Dieu, l’apaisement suit.

Je découvre aussi qu’exprimer la colère me permet de voir qu’il y a un tas d’autres états d’âme en dessous d’elle : il y a souvent la tristesse, l’incompréhension, le ressentiment, la solitude ou la honte. Le fait que j’ai pu “vider mon sac” à Dieu, nous permet, Lui et moi, de regarder ensemble ces autres réalités et d’en parler ensemble. 

Une étape importante, quand je suis prête, et aussi une invitation de mon Dieu, c’est de décider de pardonner l’injustice, s’il y en a.  Mais le chemin peut être long. Vraiment pardonner peut prendre du temps. Jésus le savait puisqu’il nous encourage à y revenir jusqu’à 70×7 fois ! Et le pardon mérite un mail hebdo à lui tout seul 🤗

Nous sommes des êtres si complexes. Un fascinant feu d’artifice de choses à offrir au monde, des besoins et des vécus à décortiquer.  Tout cela se passe au travers des relations, un des plus beaux cadeaux que Dieu nous fait. C’est normal que des émotions aussi volcaniques que la colère fassent partie de cette réalité. Donc cela vaut vraiment la peine de l’apprivoiser et, avec l’aide de Dieu de grandir en maturité face à cette émotion ô combien complexe ! Allez, rdv à la Pierre Féline 🤗

De la part de Liliane Favarger
lfavarger@campuspourchrist.ch

PS: en transférant ce mail à tes proches, tu peux leur proposer de s’abonner aux Mails Hebdos simplement via le formulaire suivant :  https://potenti-elles.ch/

Tu verras (avec tes oreilles) c’est tellement différent et stimulant d’écouter un texte des MH qu’on ne lit pas soi-même! tu peux le faire en cliquant sur Radio OMEGA 90.9 

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