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#Poussière d’évangile

Chère amie,

D’emblée contrariée, je l’ai entrebâillé, l’huis de 2021, tandis que tout en moi n’éprouvait qu’un désir : rester pour prolonger cet ébahissement chamboulant ma raison et dilatant mon cœur d’une insolite paix mêlée d’admiration. Là, couché sur la paille d’une banale étable ouverte aux quatre vents, m’était offert à voir rien de moins que… mon Dieu, le Créateur du monde qui, pour me rencontrer à mon humaine hauteur, prenait corps, prenait chair, dans un fragile Enfant Se confiant à mes soins !

Alors, pour mieux prendre conscience que Son humble naissance n’était pas qu’une fête juste pour « faire joli » aux frimas de décembre, j’ai rabattu les pages de mon éphéméride, résolue, en mon cœur, à suivre au pas-à-pas l’ardent cheminement de Dieu me rejoignant dans la réalité de ma vie de piétonne, et hors tout agenda, civil ou liturgique, cherchant à me presser de Croix-re… avant de croire !

Parce qu’enfin, pour apprendre ! Ne s’attache-t-on pas d’abord au b.a-ba, quitte à le répéter une fois puis cent fois, pour bien s’en imprégner ?


J’aime cet aphorisme d’un sage soulignant qu’un élève est couvert de la poussière du maître ! À l’école où j’allais pour apprendre à compter c’était, blanche et poudreuse, la poussière des craies ! À l’instant où j’écris les mots de ce billet c’est, vive et sablonneuse, celle de l’Evangile où, peu après le jour de Sa présentation (Dieu présenté… à Dieu !), l’Enfant ne marche pas mais, blotti dans les bras de Joseph et Marie, Se laisse expatrier pour fuir un roi tyran cherchant à Le tuer. Ainsi, dès le début et suivant Sa foulée, bouche bée je me trouve en pays étranger sans connaître la suite, si ce n’est qu’en Egypte, Jésus, vaille que vaille, campe sous une tente d’Enfant de… réfugiés !

En fait, ce qui sous-tend ma foi dans mon « Croire aujourd’hui », c’est l’option que je prends d’avancer calmement dans Ses traces de pas épurées, par Son Souffle, de tout dogme rigide contraignant ma démarche à brûler des étapes. Dès lors, yeux fixés sur ce Maître n’ayant jamais écrit ailleurs que sur le sable, je pourrai librement, au tempo de nos haltes, entendre Sa question :

« Et là, toi qui me suis, qui dis-tu que je suis… ici et maintenant ? »

De la part de Marie-Claude Pellerin
mc.pellerin@bluewin.ch

mon blog : Modotre… au fil du Souffle

 

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