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# Stay at Ps’home

Chère amie,

On en a marre du confinement, on veut sortir !!! L’appel du printemps, du shopping, le besoin d’aller embrasser Grand-Maman et Grand Papa, de fureter à la bibliothèque, de retrouver ses collègues. De se faire couper les cheveux…

Ben moi, je n’ose presque pas dire à quel point j’étais bien à la maison. Je me suis épargné de longs trajets dans les transports publics, j’ai pris davantage de repas avec ma famille, j’ai commencé mes révisions un peu plus au calme, et vécu mes rendez-vous en vidéoconférence depuis mon canapé. A l’heure où la déprime refait une tentative, où je crains de devoir de nouveau affronter le monde, assumer des rencontres, où je voudrais fuir et me replier en dedans de moi, le confinement a été bien plus agréable pour moi que pour les malades, les soignants, les commerçants, et ceux qui ont souffert de solitude, je le reconnais…

La bonne nouvelle, c’est que au moment ou j’écris ces lignes, commence le déconfinement. 

Mais, il y a un mais.  Il faut « déconfiner » prudemment, et tout le monde ne peut pas encore reprendre sa liberté. 

Pour ceux qui doivent continuer à se protéger ou à protéger les autres en restant à la maison, je veux partager une pépite, tout droit tirée de la Bible elle-même : le #Stay at home fondamental des Psaumes, qui m’a été glissé dans le coeur par ma copine de classe, Naomi Graber.

 

Elle me disait :  « Pour certains, être à la maison c’est plutôt : ne pas avoir une heure seul dans le train pour réfléchir, se préparer mentalement à la journée ou décompresser, avoir du mal à s’organiser entre la non motivation et les devoirs des enfants, être stressé parce que les journées passent si vite.« 

Et puis, en voyant une image “Stay at home” (ndlr “restez à la maison”), j’ai tout à coup eu ce verset qui m’est venu à l’esprit : « Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Eternel. » Ps 27.4

 

Quoi, TOUTE LA VIE, rester à la maison ? Ca va pas, non???
Quoique,  si … c’est celle de l’Eternel, ça fait rêver quand même…
Contempler sa magnificence, dans sa propre demeure.  (1)
Goûter tous les jours le bonheur et la grâce de sa maison. (2)

Quand on rêve de ce bonheur à venir, on pense au moment où Christ reviendra nous chercher pour nous emmener dans ce que nous aimons appeler le paradis. 

Mais concrètement, Dieu ne nous vend pas du rêve. Il fait des promesses qu’il a déjà commencé à mettre en oeuvre : il nous donne un accès direct à sa réalité.
Ce bonheur, qui n’est certes que l’ombre des choses à venir, c’est carrément une réalité à vivre ici et maintenant.

Depuis que Dieu est venu « tabernacler » (3) parmi nous en la personne de Jésus, depuis la première Pentecôte il y a deux mille ans, l’Esprit nous est donné, et nous sommes à présent le temple du Saint-Esprit. Rien moins qu’une habitation de Dieu. Voilà que « chez moi », c’est le premier endroit où rencontrer Dieu, en attendant de le rejoindre dans son éternité. Chez moi, c’est aussi en Dieu. Habiter chez Dieu, c’est me retrouver. Et ma copine Naomi de l’illustrer magnifiquement avec le chant de Jason Upton « You are home to me », où il dit à Dieu « Tu es mon chez-moi »

Et si on retrouvait ce lien que le Créateur a tissé avec nous, avant même notre naissance ?
Si on cherchait dans notre personnalité, ce qui ressemble à Dieu, ce qui, de son caractère, a été transféré au nôtre ? Et si on cultivait, développait cela ? 

Si on relevait, dans les objets de notre domicile, les signes de notre appartenance à la maison de l’Éternel ? Dans l’agenda, la déco, dans les bouquins, les photos, dans le frigo ?

Si on se souvenait des interventions de Dieu dans notre histoire de vie ? Des joies, des victoires, des leçons, des soutiens dans les moments difficiles ?

Si on considérait ceux qui sont à portée de notre coeur comme un témoignage de la vitalité de Dieu ? Ceux qui se sont engagés au service des autres, des enfants qui rient, ceux qui ont guéri, ceux qui sont consolés de leurs deuils ?

Le roi 

David, vivant dans un palais, connaissait bien son Seigneur, c’est pourquoi il aspirait passionnément à demeurer dans la maison du Créateur :


“Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment : 
je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, 
pour contempler la magnificence de l’Éternel et pour admirer son temple.” Ps 27.4


L’église persécutée le sait bien : cette maison, ce temple invisible où elle est refoulée et confinée bien plus douloureusement que nous, c’est la solide réalité que Dieu demeure en nous, et qu’il est Celui en qui nous sommes cachés, abrités.

Le psaume 27, c’est la fête à la Maison. Depuis toujours, et pour toujours, quelles que soient les circonstances. 

Bon lundi, et bienvenue chez toi, en Dieu. 

 (1) Ps. 27.4

 (2) Ps 23.6

 (3) Jean 1.14

 Jason Upton, « You are Home to Me », sur Youtube https://youtu.be/x7ywtADwnQY

De la part de Nel Berner
nel@potenti-elles.ch

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