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# Stay at Ps’home

Ben moi, je n’ose presque pas dire à quel point j’étais bien à la maison. Je me suis épargné de longs trajets dans les transports publics, j’ai pris davantage de repas avec ma famille, j’ai commencé mes révisions un peu plus au calme, et vécu mes rendez-vous en vidéoconférence depuis mon canapé.

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#Femme inspirante

Et qu’est-ce que la foi ? C’est une ferme confiance dans la réalisation de ce qu’on espère, c’est une manière de le posséder déjà par avance. Croire, c’est être absolument certain de la réalité de ce qu’on ne voit pas.
(Hébreux 11.1, Parole Vivante)

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#N’avez-vous point de place ?

Comme beaucoup de gens, j’aime pas trop Noël.
Trop de nourriture à préparer, et je n’ai pas perdu mes kilos en trop.
Trop de décorations à installer, quand tout ce que je veux, c’est la paille de la crèche.
Trop de gadgets dans les magasins, et j’aime déjà pas les supermarchés.
Trop de gens-qu-on-n-a-pas-vu-cette-année-et-qu’on-devrait-quand-même-voir-pour-noël.

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#En chantier !

De la boue partout, et des déchets dans la benne.
De la fatigue.
Des pauses repas, des rires. Des chansons de pays ensoleillés chantées ou sifflottées à tue tête par les travailleurs.
Par tous les temps. Sous le ciel, comme ça, sans bâche, ni écran, ni palissade. On peut tout voir depuis le grillage qui borde le chantier.
Ca n’est pas encore l’église qui est sur les plans, mais chaque semaine, ça y ressemble un peu davantage. Il y a aussi des semaines ou on croit que rien n’avance, parce qu’on ne voit rien changer. Et puis on apprend qu’il y a eu un souci, le terrain gorgé d’eau ou un autre impondérable, et cela a retardé le chantier.

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#Aînées, Retraitées, Grands-Mères, Restez Dans La Course !!!

Je me souviens de cette photo de coureurs de piste se tenant par les épaules après la course. Après l’effort, leur têtes sont inclinées vers le centre du cercle qu’ils forment. Je me suis dit: «Ils prient», et j’ai pensé aux aînés de mon église. Ils sont de formidables intercesseurs, et pourtant je les entends parfois dire «Je ne peux plus que prier». A l’âge où les forces vives diminuent, on peut être tenté de penser qu’on ne sert plus à grand chose.

Avec toute la tendresse que j’ai pour les seniors, je pense que le «ne plus que» est cependant de trop.

Voulez-vous rester dans le mouvement quand on ne peut plus ou pas contribuer aux activités nombreuses, variées et fatiguantes de l’Eglise? Rester en lien, collaborer, rejoindre l’effort quand l’énergie baisse?

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#J’attends le bus

Donc, je vous ai probablement déjà raconté que c’est dans une gare CFF, devant l’automate à billets que je connais mes plus grosses rechutes ? L’attente sur le quai ou à l’arrêt de bus, c’est pas mal non plus pour faire remonter mes habitudes de râler – comme comme la graisse qui remonte à la surface de la sauce après un trop long mijotage.
Comme si ça faisait venir le train plus vite…

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#La grâce du ketchup

Je vais devoir faire le tour de ma ville natale sur les genoux, à reculons, avec une bintje ( la patate, pas la bière…) dans la bouche, en guise de pénitence.

C’est que je suis belge, que mon Junior m’a obligée à faire des frites – surgelées – au four, et que j’ai cédé.

Ou bien p’têt bien que chuis trop fatiguée pour peler des patates, allez savoir…

Passé le cap de la culpabilité première, la dernière frite engloutie, j’ai pensé à Dieu, qui lui, me fait régulièrement grâce de mes infidélités, qu’elles soient petites entorses ou graves désobéissances.

des nouvelles de mon mois sans raler

#Des nouvelles de mon mois sans râler

Chère amie,

Je vous avais confié, au temps de l’Avent, que je voulais tenter un mois sans râler.

D’aucuns ne donnaient pas cher de mon défi, tandis que d’autres me plaignaient “Oh ma pauvre! En tout cas, moi je ne pourrais pas!” Comme si c’est une torture que de restreindre mon côté Schtroumpf Grognon.

Bon, autant vous le dire d’emblée, je n’ai pas fait un sans faute. Il y a eu des pertes de contrôle, par exemple devant ce (***) d’automate CFF qui, victime du froid, refusait de prendre mes ordres. D’autres situations ont fait remonter à ma mémoire un vocabulaire que je ne suis pas fière de connaître. Le bus qui a trois minutes de retard, l’examen dont j’ai oublié la date (et donc dont j’ai oublié de réviser la matière), les chaussures de notre aîné qui trainent effrontément sous mes pieds quand je remonte l’énoooorme corbeille de lessive de la buanderie… Plus je fais des efforts, plus l’ennemi glisse des “peaux de bananes” sous mes pensées, mon humeur, mon langage.

Ne plus râler, ne plus râler, surtout pas… l’écueil de la râlerie devient obsessionnel jusqu’à ce que je comprenne deux ou trois choses.